Guide de survie en mariage hostile
Par Dominique Willieme
Pour ceux qui ne sont pas concentrés, on le rappelle, nous sommes rentrés dans l’été. Et toujours à ceux qui sont insuffisamment attentifs, on rappelle que l’été n’est pas que la saison au cours de laquelle l’éphèbe batifole nu-pieds dans les champs bariolés de couleurs fugaces à la recherche d’une improbable coquette avec laquelle s’accoupler lorsque prendra fin l’élection de Miss Herta sur le parking du monsieur Meuble, celui en face du terrain de volley au bout de la plage . Non, l’été, c’est également la période des mariages.
Et trop souvent, on oublie que le mariage est une épreuve presque aussi impitoyable qu’un tour de patinoire sous les regards d’une classe de 4eB droguée aux samples subversifs de Lara Fabian.
Dieu merci, Kasper Hauser, honorable maison d’édition à le bon goût de publier à l’occasion de la sortie d’un livre sur le mariage (dieu que la vie est bien faite) 4 vidéo-guides de survie en milieu de noce, pour savoir que faire quand un invité régurgite soudainement sa part de pièce montée ou lorsque le prêtre tombe ivre mort sur un enfant de choeur.
A voir donc (le reste ici), histoire de bien préparer l’intervention héroïque qui ne manquera pas d’être nécessaire lorsque le cousin Georges décidera de tester le stage diving en milieu épiscopal.
http://www.youtube.com/watch?v=-mMhZAzSZts<< Revenir à la liste des articles
BBB sabote la productivité : Episode 54 - Bubble Cannon 2
Par Nora

Rah, ça faisait longtemps que je ne m’étais pas auto-pourrie autant avec un jeu vraiment bien énervant. Bubble Cannon 2 est un jeu que les amateurs de billard apprécieront (mais pas seulement), puisqu’il faut parfois être stratégique au niveau de sa visée - ou bien non, on peut aussi essayer de faire n’importe quoi mais je ne garantis pas les mêmes résultats.
Dans Bubble Cannon 2 donc, un canon tire des bulles (ça vous étonne hein, le nom du jeu est tout à fait cryptique) de couleur, qu’il faut éclater en les faisant se rentrer dedans. Oui mais voilà, double difficulté, parce qu’on a pas cinq ans et demi, merde : les bulles doivent se toucher 3 fois avant d’éclater, un petit chiffre indique le nombre de chocs restants avant éclatement. Ensuite, le nombre de bulles dans le canon n’est évidemment pas illimité, et ne se renouvellent que si vous éclatez des bulles. C’est donnant-donnant, win-win, comme vous préférez.
Le viseur du canon est bien utile pour les réflexions strats du genre “Ok, si je touche la rouge de côté avec la bleue et qu’elle rebondit dans l’angle en haut à droite, elle touchera la jaune qui touchera l’autre jaune qui éclatera, et donc banco !”
Voilà donc à quoi je joue depuis 40 bonnes minutes (et je précise qu’il est 5h30 du matin) et je ne me fais pas d’illusions ; avec mes 30 bulles éclatées je ne battrai jamais le Bulgare qui est à 357 points dans les highscores. Mais j’ai foi en vous, alors DEFONCEZ SON SCORE.
Il fait jour, et je n’oublie pas de vous préciser qu’une affiche BBB est à la clé pour le meilleur d’entre vous, alors n’oubliez pas de submit votre score et d’envoyer votre screenshot de la win à concoursatbienbienbienpointnet.
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Les sous-sols honteux de YouTube #41 : Une de perdue, dix à baiser
Par chryde
Je profite doucement de l’absence de Dom W., parti en couple faire des massages à un notaire parisien, pour lui voler sa rubrique, et en profiter pour y foutre le bordel. Cette semaine, pas de col roulé en tergal, pas de quinquagénaire californienne en bikini, pas de seventies, de publicités soviétiques, toutes ces choses dont il est facile de se gausser. Cette semaine, c’est l’été, donc de la piscine et des bonnasses en maillot de bain.
On n’est pas non plus en train de vous faire les sous-sol honteux de MCM, même si cela y ressemble fortement à première vue : le sud, une musique oriental disco de club de vacances, une villa too much, un mec macho tout de blanc habillé, entouré de potiches surbronzées-surpoitrinées-surblanchiedesdents qui font tourner leurs fesses même quand il y a pas de musique parce que c’est bon pour la cellulite et leurs seins parce que ça fait marrer les copines, une bouteille de champagne en guise de symbole phallique… Vous vous êtes déjà tapé 2′13 de vidéo, et vos collègues vous demandent si vos vacances à Izmir se préparent bien.
Puis voilà, la dame a été un peu trop brusque avec le champagne, le bouchon saute un peu fort, on entend un “pfrrrrrrr” bien dégueulasse… Suivi d’une minute de professionnalisme à couper le souffle. Regardez le, ne pas lâcher son “Ahmetouka”, sourire à la caméra tout en faisant son massage cardiaque, pousser les filles à ne pas relâcher les secouages de popotin. Et ne ratez pas la morale de l’histoire, résumée dans le titre de cet article…
Précédemment dans les sous-sols honteux de YouTube : L’amour Bontempi, Moustache Power, Bon appétit, Belle en maillot, Funk Power à Vierzon, Secouez vos Bub Bubs, Musique intérieure, Zanger Bob, Légumes sous perfusion, Beau comme un footballeur, Le village People perdu, Donne le goût de danser, Lâchez cette disquette, Rencontre du 3e âge, Maquillé comme une pub, Drâme de séminaire, Mon beau cafard, Joyeux Meowel, La leçon de vie de Mister T, Vieillir en surfant, Rajeunir par l’absurde, Pub fais-moi peur, What the Hoff, Très très très final, Oh la belle sardine, Comprenons le nippon, Jogging facial, Sabrina en culotte courte, Jan Terri, Krik se bastonne, Spécial JO, Spécial independance day, Faire du pain en dansant, Spock et les hobbits, REM en pyjama, Apache (Tommy Seebach), New Wave Country (Tex Harper), I Need a Hero (Tandi Iman Dupree), Moskau (Dschinghis Khan) et Mervi Mesala
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Le Roi de la Pop est mort, vive la Pop
Par David Carzon

Je ne sais pas si vous savez, mais Michael Jackson est mort. Et je crois qu’il y a de quoi se réjouir. Pas de la mort de la star en elle-même, mais de ce qu’elle représente. Car c’est quelque part la mort de tout un système de consommation de masse sur lequel repose encore l’industrie actuelle du disque. Système que Jackson avait poussé à son paroxysme.
C’est Liza Minelli qui l’a dit : «Michael Jackson a révolutionné le show business». J’aurais tendance à dire qu’il a révolutionné le business tout court. Allez, on balance les chiffres que tout le monde connaît : 750 millions de disques vendus tous supports confondus (une centaine de millions de Thriller, 15 millions d’Off The Wall, 32 millions de Bad…), des clips de 7 millions de dollars, un court métrage de 17 millions de dollars avec Coppola et Lucas, des tournées pharaoniques avec des dizaines millions de spectateurs… Et vu que les gens se ruent sur les CD depuis vendredi pour refaire leurs collections ou remplacer leurs fichiers téléchargés, il se pourrait bien que post-mortem, le Michael dépasse le milliard d’albums vendus. Il sera certainement le denier à réussir cette performance. Depuis 2002, la crise du disque est passée par là et il se vend presque moitié moins de supports musicaux. Dépasser le million représente déjà presque l’Everest et il faut s’appeler Rihanna pour en vendre 12 millions.
Depuis 1982 et la sortie de Thriller, son sixième album, Michael Jackson va symboliser à la perfection le devenir de l’industrie du disque - une machine à tubes et à cash – reposant sur une promotion poussée à l’extrême avec vidéos clips, des contrats mirifiques avec les majors et des associations juteuses avec des marques. C’est l’époque où les artistes, chanteurs et groupes, passent au rang de superstars, les disques se vendant presque sur leur nom. Les maisons de disques tombent dans la surenchère de moyens pour enregistrer les albums, payer les meilleurs producteurs, réaliser les clips les plus fous… Ils s’appellent Madonna, U2, Prince, les Rolling Stones… Pire même, ils vont devenir des célébrités, qui intéressent plus pour leurs frasques que pour leur musique.
L’industrie du disque épouse cette logique à une époque où les fans sont prêts à acheter tout ce qui sort. Juste un exemple inimaginable aujourd’hui, sur Thriller, sept titres sur les neuf que comporte l’album sortent en single. Et font des cartons à chaque fois. Mais tout cela, c’est le début de la fin et même si Michael Jackson vend encore ses disques par millions, c’est à chaque fois un peu moins et son déclin créatif correspond aussi à celui de l’industrie qu’il a portée.
Au début, ça ne se voit pas. Surtout parce que lui et les autres célébrités de son rang remplissent des stades dans le monde entier. Chaque star finit par vendre un peu moins chaque fois, mais les billets de concert s’arrachent toujours, créant un mirage qui ne demandait que l’arrivée d’Internet et des échanges dématérialisés pour s’évanouir et laisser place au désert que l’on connaît aujourd’hui. Regardez les Madonna, les U2, les Depeche Mode, les Rolling Stones… Ils ont tous connu plus ou moins cela et c’est avec leurs concerts qu’ils croûtent. Mais l’économie du live et le quasi-monopole de LiveNation ne demandent qu’à s’effondrer comme un château de cartes le jour où les consommateurs décrèteront que les prix des places sont beaucoup trop chers.
Dans un monde capitalistique idéal, au début des années 2000, la maison de disques de Michael Jackson pouvait rêver de faire payer une nouvelle fois les fichiers numériques des morceaux de sa star, déjà vendus sous forme de vinyles puis de CD. Un jackpot puissance 3. Il n’en a donc rien été. La « faute » à Internet donc, la faute à une promotion à outrance qui ne prend plus, la faute aussi à cette génération d’artistes qui n’a su enrayer un certain déclin créatif (Madonna est sûrement la seule à s’être autant régénérée) et qui n’a pas su faire de petits… A vouloir faire de la musique un objet de la consommation de masse, le jour où s’échanger les morceaux n’a plus été un problème, celle-ci a perdu toute valeur.
Le cinéma n’a pas rencontre le même écueil. Pourquoi ? Parce que comme le souligne avec raison Thomas Sotinel dans Le Monde, « le cinéma a appris à se méfier de ses stars, qui coûtent cher et dont la présence ne garantit pas le succès commercial. Quitte à investir des centaines de millions de dollars, les studios (…) préfèrent tourner des films sans vedettes…» L’industrie du disque continue de miser beaucoup sur ses stars. Beaucoup trop. Elle devra faire des choix et revoir le star-système qui amène à la création d’émissions comme la Star Academy à laquelle les gamins participent, non pas pour devenir des artistes, mais pour être connus. Un espoir pour les indépendants à condition que le système de distribution se conforme à leurs normes, à leurs besoins, et ne soit plus réglé sur la promesse d’un débit continu et sans fin.
Ou alors il existe une solution radicale comme le suggérait « pour de rire » Laurent Dupin dans un tweet en constatant l’impact de la disparition de la star sur ses ventes d’albums : « suite à “l’effet M. Jackson”, l’industrie du disque envisage de “décéder” dorénavant 1 star majeure par trimestre ». N’empêche, ça ne fera pas beaucoup de trimestres car on va vite épuiser les stocks. Et il faudra un peu plus que de l’élevage en batterie actuel pour les renouveler.
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L'occase s'écrase
Par Romain

À l’E3, Sony a annoncé le lancement en octobre prochain de la PSP Go, cette PlayStation portable qui ne fonctionnera qu’avec les jeux achetés sur le PlayStation Network. Un acte de plus dans l’Eldorado de la dématérialisation des supports. Mais au cœur des forums, la nouvelle agite. Une question est venue spontanément aux joueurs : quid des jeux d’occasion ? Interrogation que l’on peut étendre à tous les supports dématérialisés. Et la réponse ne fait pas plaisir.
Jusqu’ici, la vie était simple. Quand on achetait un livre, un disque, un DVD ou un jeu vidéo, on avait entre les mains l’objet du désir qu’on dépaquetait fébrilement de son emballage plastique. Après usage, on le rangeait soigneusement sur l’étagère. De temps à autre, on virait ceux devenus inutiles, soit parce qu’ils étaient nuls soit parce qu’on s’en était trop servi. Et on avait l’embarras du choix : la vente en magasin (O’CD, Score Game, Gibert…), en ligne (2xmoinscher, ebay, PriceMinister…) ou bien au pote qui lorgnait depuis trois mois sur le Gran Turismo 3 que sa mère n’a jamais voulu lui offrir neuf et dont on s’est lassé parce qu’il est quand même vachement moins bien que le dernier qui vient de sortir.
Mais avec la dématérialisation des supports, on apprend une chose nouvelle et pas franchement hilarante : ce qu’on a acheté n’est pas à nous. On achète une licence d’exploitation, mais on ne possède rien [edit suite au commentaire très utile de Nerval à propos de ma formulation initiale "on ne possède pas le contenu"]. C’est le cas de l’iTunes Store avec la musique (à DRM ou sans), les films et les séries (soumis aux DRM) ainsi que les applications de l’iPhone. Les achats sont associés à un compte et ils ne sont ni cessibles ni transmissibles.
Dans les conditions générales de ventes des boutiques en ligne, la possession n’est pas un droit et donc la revente n’existe pas. Quand on questionne les responsables, la réponse est limpide : “si vous voulez revendre, pour le moment, il n’y a pas d’autres solutions que d’acheter le support physique”. Sinon, vous l’avez dans l’os. Ce à quoi s’ajoute la valeur du produit. Comment revendre une application pour iPhone qui n’a coûté “que” 99 centimes d’euro ?
Ce qui est vrai quand on regarde au microscope l’achat d’un titre musical ou d’un épisode d’une série l’est moins quand on s’intéresse au prix d’un album ou d’une saison. Ainsi, le forfait pour l’intégralité de la saison 1 de Fringe sur iTunes (même pas en exclusivité, puisque les épisodes sont disponibles après diffusion sur TF1) est facturé 40 euros. La même chose en DVD est vendu 40$ sur Amazon US. Sur d’autres séries, l’écart s’inverse. Par exemple, une saison de Friends sur iTunes : 20 euros ; la même à la Fnac : 26 euros. Mais à chaque fois, l’achat sur la boutique en ligne n’est pas revendable alors que la boîte trouvera un acquéreur aisément. Pour six euros de moins dans le cas de Friends, on perd le droit de revente. C’est peu sachant qu’il n’y a moins d’intermédiaires, un faible coût pour la distribution et aucun pour la fabrication des disques ou du packaging.
Pour les jeux vidéo, la pilule est encore moins facile à avaler. Il existe déjà des plateformes de téléchargement exclusivement disponibles en ligne chez Nintendo, Microsoft et Sony et aucun d’eux ne peut être revendu. L’excuse est la même : ça ne rimerait à rien car ils s’agit de jeu à petit prix. Pourtant, il y a quelques (rares) titres qui sont vendus en magasin et en ligne comme Gran Turismo 5. La politique, là encore, est claire : les prix entre les deux versions sont identiques mais le fichier téléchargé est toujours incessible.
Avec la PSP Go, c’est l’envol des plates-formes de téléchargement qui est promis. Et si les conditions de ventes ne sont pas encore définitives, puisque la console ne sort qu’au premier octobre, le service de presse de Sony confirme que les prix entre le support physique UMD et le fichier en ligne seront identiques.
À l’avenir, ça sent la fin du marché de l’occasion classique pour les biens culturels. Les éditeurs seront probablement ravis puisqu’il ne sera plus question d’échange entre amis ou de revente. Et on se demande si les magasins comme Game ne voient pas cette histoire d’un œil mauvais.
Après tout, on n’y prend pas vraiment garde tant l’acte d’achat en ligne est anodin (qui a l’impression de payer quand il suffit d’un clic de souris pour obtenir quelque chose ?), mais à moins qu’un nouveau modèle d’un marché de l’occasion des supports dématérialisés ne se mette en place, demain, quand nos disques durs seront remplis de fichiers payés légalement et qu’on constatera fort marri que nos disques et jeux sont invendables, sera-t-il encore temps de renverser la vapeur ?
Photo CC Exchange Place (Belfast) par _Sid_ @Flickr.
(précisons que, pour les besoins de cet article, on se place dans un monde parfait où tout le monde est dans la légalité absolue, bien sûr).
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L’industrie du disque se raccroche-t-elle au Dieu Marketing ?
Par David Carzon

Sur une période de six ans, entre 2002 et 2008, le marché de la musique du disque est passé de 1,3 milliards d’euros à 606 millions d’euros, soit une chute de 53 %. Dont 15 pour l’année 2008. En graphique, ça donne ça, une belle descente que ne renierait pas le moindre pensionnaire du bar de la Civette à côté de chez moi.
Le résultat sur la production est tout aussi sombre selon ces statistiques : le nombre d’albums et de singles commercialisés est passé de 3319 à 1194 entre 2002 et 2008. Que dire des investissements en marketing… Ils ont baissé de 54 % sur la même période de référence 2002-2008. Les investissements en publicité télévisée sont passés de 92 millions d’euros à 37 millions (-40%).
A aligner les chiffres, ils n’indiquent qu’une tendance générale à la baisse. Sans plus. Pourtant, en tentant de faire des rapports entre certains d’entre eux, si tant est que ces rapprochements sont pertinents, on tombe sur quelques statistiques plus étonnantes. Ainsi, si l’on rapporte les investissements marketing globaux au nombre d’albums et de singles commercialisés, on tombe une courbe qui montre une augmentation par support mis en vente, hormis un trou d’air en 2007 :
Faisons la même opération avec les investissements des producteurs en publicité télévisée. On trouve la même tendance à la hausse : plus de pubs pour moins de morceaux.
Qu’en déduire ? Et bien peut-être que les maisons de disques veulent désormais produire moins d’artistes, sortir moins de disques, mais les vendre mieux à tous les coups. Ce qui se sonnerait la fin des disques sortis juste pour voir s’il y a un public. La fin du coup de coeur. Il faut vendre ce qu’on commercialise, il n’y a pas d’autres alternatives. Et pour cela, il faut mettre le paquet en marketing et en pub à chaque fois. D’ailleurs, si la part du marketing dans le chiffre d’affaires total a augmenté de 2%, ce n’est pas par hasard.
L’essor de la synchro plaide pour cette analyse. On connaît les groupes et les morceaux bien avant leur sortie commerciales. Et ils sont clairement identifiés à une marque ou un produit pour trouver écho auprès d’un maximum de consommateurs. Ainsi, le dernier (et excellent) titre de Kasabian illustre depuis plusieurs semaines, une publicité pour un fabricant de téléviseurs avec le footballeur brésilien Kaka. On cherche à faire connaître ainsi un titre bien avant sa sortie au lieu de le placer après sa mise en vente pour déclencher l’intérêt d’un publicitaire, comme c’était plutôt le cas jusqu’à présent.
Les chiffres concernant les nouveaux talents français peuvent renforcer cet éclairage, même si pour le coup, les statistiques ne parlent que sur du court terme. Le chiffre d’affaires des ventes liées à nouveaux talents a augmenté de 134 %, passant de 19 millions d’euros à 44,4 millions. Et dans le domaine, l’investissement marketing a connu une hausse de 76% (12,3 millions d’euros en 2007, 21,7 millions en 2008), et celui de la publicité a également augmenté de 23% (4,4 millions d’euros en 2007, 5,4 millions d’euros en 2008).
Si l’industrie du disque compte sur le marketing et la pub pour faire vendre ses titres, cette solution n’a pour le moment rien du remède miracle. Au premier trimestre 2009, le marché a encore chuté de 18%. Mais la seule chose qu’on ne sait pas exactement, c’est le chiffre d’affaires des maisons de disques qui ne cessent de diversifier leurs revenus. Et là, elles sont comment les courbes ?
(Ajout : merci chef Dom’ pour les infogs très jolies)
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BBB sabote la productivité : Episode 53 - Circle the Cat
Par Nora

Amis et surtout ennemis des chats, gather ! J’avais vu passer Circle the Cat il y a quelques mois déjà mais je ne sais pas pourquoi, il ne m’avait pas donné envie, sans doute que je deviens blasée. Et puis Gyom nous a envoyé un mail nous le suggérant pour un jeu du jeudi et je me suis dit bon, ça a quand même l’air d’être un brin énervant, ça coûte rien de tester.
Alors voilà, il faut empêcher cette saloperie de chat de s’échapper en cliquant sur les ronds verts pour qu’ils deviennent vert foncé. Bien évidemment, comme tous les chats, cette saloperie de chat là n’est pas complètement stupide. Nous non plus, certes, mais je me suis quand même sentie passablement bête parce que je n’ai réussi à le coincer qu’au 14e essai. Et je me suis énervée. Vraiment. Alors il n’y a pas de scores, donc je ne peux rien faire gagner, mais je vous jure que vous n’allez pas lâcher ce jeu tant que vous n’aurez pas encerclé cette saloperie de chat.
Et finalement, c’est à ça que tient un bon jeu du jeudi. Merci Guyom.
(vous voyez bien qu’un Internet sans chats est impossible)
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Heureusement, les nerds du MIT sont là
Par Nora

Si George Clooney a clairement choisi la marque de café qu’il allait boire jusqu’à s’en faire péter les artères, et nous rappelle ainsi à longueur de spots qu’il est un homme de décision avec son légendaire et néanmoins agaçant “Quoi d’autre ?”, tout ça n’est malheureusement pas aussi simple pour nous autres, simples mortels pas encore achetés par une multinationale agro-alimentaire ou autre conglomérat médiatique.
Mettons que vous ayez envie de regarder un film. Un film de science-fiction. Oui mais voilà, il existe à peu près autant de films de science-fiction que de fans de George. Vous avez envie de tester un nouveau fromage ? Vous ne savez pas quelle distrib Linux adopter ? Vous vous demandez si vous êtes emo ? Vous ne savez pas comment manger vos Oreo ?
Heureusement pour vous, nous vivons dans une société d’assistés et depuis le mois de mars vous n’avez même plus besoin de faire l’effort de consulter Google, Twitter, Ciao ou votre mère pour prendre une décision, puisque voilà Hunch. Hunch se basant sur des arbres décisionnels, en arrivant sur le site vous avez le choix entre répondre à quelques questions générales pour que le moteur enregistre vos réponses dans sa database, ou bien passer direct au sujet qui vous intéresse.
Entre ça et le jeu du jeudi, demain il va falloir être très fort pour trouver le courage de travailler.
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Back to 1.0 : les Darwin Awards célèbrent ceux qui aident l'espèce
Par Dominique Willieme

Ils n’ont rien de nouveau, sont vus et revus, sont diablement efficace pour tuer une pause déjeuner, une réunion douteuse ou faire le malin négligemment appuyé sur la machine a café du troisième et pourtant trop souvent ignorés. Eux, ce sont ces sites qui traînent sur le web depuis des siècles, survivent aussi bien que mal et pourtant, participent comme les autres à la procrastination ambiante. Bienvenue sur le web 1.0 qui fait de la résistance. Aujourd’hui, les Darwin Awards.
Un design digne des meilleures heures d’Infonie qui cache pourtant une conviction aussi simple qu’efficace : rendre hommage à ceux qui aident à améliorer l’espèce humaine en s’en supprimant eux mêmes.
Depuis 1993, l’équipe des Darwin Awards parcoure sans relâche les pages de faits divers, vérifie et re-vérifie les informations pour trouver les morts les plus ridicules, les plus absurdes ou les plus méritées. En bref, celles qui, pour regrettables qu’elles soient, donnent une vague envie de dire “bien fait“.
Comme ce chrétien convaincu qui, voulant marcher sur l’eau comme jésus (sans rire), se tue lors d’une séance d’entraînement en glissant sur une savonnette qui traînait dans sa baignoire. Ou ce terroriste Irakien tué par sa propre bombe lorsque la poste lui ramena son colis pour défaut d’affranchissement.
C’est drôle et cruel, des heures de lecture sans une once de java - flash - ajax. Juste du bon vieux lien en bleu et du texte pour des tonnes de morts crétines. La semaine prochaine, le web 1.0 nous apprendra à rire avec nos amis juristes. Et une bise à Charles.
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Compagnie Créole, BienBienBien et t-shirts douteux
Par Dominique Willieme

Il y a des jours où tout prend du sens. Voilà quelques mois, autour d’un verre consommé avec modération, on décidait de faire un t-shirt basé sur un jeu de mot douteux, un graphisme copié / collé / modifié à l’arrache et de le vendre avec nos amis de comboutique. Naissait Obama-squé (ohé ohé), le t-shirt qu’il faisait bon porter les soirs de solitude politique.
Une gestation humaine plus tard (9 mois pour ceux qui sont nuls en biologie moléculaire), on reçoit dans notre boite mail une photo improbable, à savoir la fusion entre la compagnie créole et notre fameux t-shirt. Si si si (photo dans le permalien).
La légende urbaine raconte même que ça aurait fait marrer Michel (Drucker) et qu’on est passé à deux doigts du plateau de vivement (Dimanche). La vie tient à peu de choses.
En attendant, les t-shirts, badges, affiches et le reste sont disponibles sur notre magnifique boutique aux couleurs exotiques mais néanmoins chamarrées et discrètes (rayez les mentions inutiles - un grand merci à Bap).
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Le KFC, c'est très cuisine nouvelle
Par Dominique Willieme
Inviter une fille chez McDo : pas classe. Cuisiner pour elle : classe. Se servir du fast food comme ingrédient : über-classe
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Le trailer le plus WTF de l'année
Par Dominique Willieme
Si vous aimez les geishas, le grand n'importe quoi, le NSFW et les trucs japonais cultes, voici RoboGeisha
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Vomi soit qui mal y pense
Par Dominique Willieme
Microsoft s'est surpassée avec ses nouvelles pubs pour Internet Explorer 8. Et celle-là est Not Safe For Breakfast. (Via Gawker).
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Je te plaque pour l'homme torche.
Par Dominique Willieme
Schéma des relations amoureuses entre super héros. La blogosphère française à côté, c'est de la rigolade.
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Hadopi 2 et ses gentils défenseurs
Par Dominique Willieme
Ah, ce cher Pascal Nègre et ses suggestions pour renflouer l'industrie du disque. Aujourd'hui, les parkings.
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Un coup de beat offert
Par Dominique Willieme
Monsieur, un ptit coup de beat ? C'est gratuit !
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Des ptits cubes, encore des ptits cubes
Par Dominique Willieme
Musique + disques + Rubik's Cube, par Invader.
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Bang Bang
Par Dominique Willieme
La carte des homicides à New York City depuis 2003. Brooklyn, en vrai, ça craint.
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Nerds, Geeks & Obama
Par Dominique Willieme
John Hodgman fait marrer Barack Obama en le traitant de Nerd. Et pendant ce temps là, à Versailles.
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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur ...
Par Dominique Willieme
Dix choses que vous ne saviez (vraiment) pas sur l'orgasme. C'est intelligent et drôle, c'est bien entendu chez TED (et en anglais - merci jahrynx)
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